Présentation

kourde

Pseudo: yacineCatégorie: Littérature, poésieDescription:
ecrits sans prétention, histoires vraies de gens simples ainsi que quelques poemes.
Recommander ce blog
Dimanche 21 Mai 2006

Je me rappelle ce poème qu’on lisait, enfant, et qui parlait de liberté qu’on écrit sur les cahiers et les pupitres d’écolier. Solitude, je ne te grave nulle part. Tu es là, partout, dan le ciel et dans l’eau, dans la cigarette et la fumée qui s’en échappe, dans le stylo et l’encre qu’il contient. Lorsque tu es seul, face à une télé que tu regardes du bout des yeux, ton rire sonne comme faux. Un rire non partagé sonne presque toujours faux. Le rire et la joie lorsqu’ils sont partagés se décuplent. La peine et le chagrin se décuplent aussi lorsque tu es seul.

 Solitude !

 

Tu luis

Tu brilles

Tu cries et tu  dis :

« Tu es seul »

Tu es seul au fond d’un puits

Au fond de ta tête

Au fond de la nuit

Tu es si seul

Que le miroir ne reflète plus rien.

Le reflet de la solitude

A la couleur du temps qui passe.

Le silence résonne

Sur l’enclume du vide

Pour forger l’oubli.

Tu oublieras

Jusqu’à la tristesse des mes rires

Et l’ombre de mon regard.

Je suis fils de la nostalgie.

Nostalgie de temps inconnus

Libérés par nos mémoires

Contre-force essentielle

Comme au cauchemar le réveil.

Je réveille ma conscience traquée.

La conscience est au cauchemar

Ce que le rêves est à nos misères.

Je rêve de forêts vertes, et de champs fleuris.

De sourires

Dans les yeux d’enfants

Et de gens qui s’aiment.

Solitude, tu es cruelle

Tu es féroce

Tu es carnassière.

L’oubli, bien souvent

Trébuche sur un souvenir.

L’oubli, bien souvent

Se cogne à un regard.

L’oubli, bien souvent

Se blesse à une chanson.

L'oubli, bien souvent

Se heurte à un prénom.

L’oubli, bien souvent

Se tourmente

Sur les vagues affolées

D’un air de guitare.

L’oubli, bien souvent

Oublie d’oublier

Que des amours fragiles

En des matins glacés

Accouchent en pleurant

D’affres abhorrés

Féroces et cruelles

Comme la solitude.

Solitude

Tu frappes

Tu blesses

Et tu laisses

Ta proie

Saignant, écorchée

Livrée au bec acéré

Du vautour affamé.

Mais je suis fils de la colère.

Et l’énorme bête

Sans doute apeuré

Par le silence de mon regard

S’envole lourdement.

publié par yacine dans: kourde

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus